← Retour aux articles

Bourses scolaires : le nombre de demandes s'effondre en Belgique

Le conseil consulaire des bourses scolaires s’est réuni le 5 novembre 2025 pour la seconde période de la campagne 2025-2026. Le constat est préoccupant, et il a été partagé par l’ensemble des membres du conseil.

Sept dossiers

Sept. C’est le nombre de dossiers soumis à cette séance : cinq pour le lycée français Jean Monnet de Bruxelles, deux pour Anvers.

Pour une communauté de plus de 120 000 Français inscrits en Belgique, ce chiffre parle de lui-même. Et il ne s’explique pas par une baisse de l’intérêt pour nos établissements, qui restent recherchés.

La représentante des parents d’élèves l’a dit sans détour en séance : les frais de scolarité augmentent, les aides diminuent, et l’État français traite les parents comme la variable d’ajustement de ses arbitrages budgétaires. Elle a regretté que le principe d’égalité entre citoyens français, qui suppose un accès réel à la scolarité française, soit mis de côté.

Notre conclusion collective, telle qu’elle figure au procès-verbal : malgré un attrait indéniable pour nos établissements, les familles françaises se privent d’y accéder.

Plusieurs membres ont par ailleurs alerté sur une nouvelle baisse de l’enveloppe annoncée pour l’année suivante.

Le cas d’Anvers a été souligné : c’est le seul établissement francophone en zone flamande.

Les chiffres de la campagne

L’enveloppe prévisionnelle pour la Belgique s’élevait à 489 015,90 €. Le besoin calculé au barème strict était de 365 985,26 €, et l’enveloppe finalement allouée après discussion avec l’AEFE de 368 252 €.

Sur la première période, l’AEFE avait accordé 310 186,41 € de bourses, après avoir validé sans réserve l’ensemble des propositions du conseil, y compris les deux dossiers que nous avions choisi de revaloriser au-delà de l’enveloppe.

Sur les dossiers eux-mêmes, aucun désaccord : les décisions ont été prises à l’unanimité.

Ce qui change en seconde période

La seconde période concerne les familles nouvellement installées, celles qui n’ont pas déposé en janvier, celles qui demandent une révision de leur situation, et les dossiers ajournés au printemps.

Une différence importante : en seconde période, le conseil ne peut plus ajourner un dossier. La décision est soit une attribution, soit un rejet.

Le calendrier : campagne ouverte le 1er juillet, dossiers reçus jusqu’au 12 septembre, sur rendez-vous au consulat pour une première demande.

Les critères sont identiques aux deux périodes : plafond de ressources à 23 000 €, patrimoine immobilier plafonné à 300 000 €, patrimoine mobilier à 100 000 €.

Si vous hésitez à déposer

Nous l’avions déjà écrit au printemps, nous le répétons parce que c’est la principale explication de ces sept dossiers : beaucoup de familles renoncent avant même d’essayer.

Déposer un dossier ne coûte rien. Ne pas le déposer ferme définitivement la porte.


📄 Lire le procès-verbal officiel du consulat (PDF)